Dans des bras inconnus

J’ai hâte d’entamer une série conséquente de posts sur la réjouissante et solide émergence d’un nouveau hip hop (1) en France. En attendant, je vais me permettre une pirouette qui s’avèrera certainement bien plus acrobatique une fois qu’une certaine loi aura descendu le sourire aux lèvres la rue de Tournon.

Les Amours Perdues étant incontestablement la plus belle chanson de Gainsbourg, une reprise effraierait n’importe quel artiste (hormis bien évidemment les Leningrad Cowboys s’ils avaient cru que les vaches ne broutaient qu’en Normandie). Elysian Fields s’y est pourtant attelé :

Reprise qui magnifie la séquence de fin (2) d’un film de Philippe Grandrieux, Sombre, dont voici le synopsis :

Jean tue. Il rencontre Claire, elle est vierge. Claire aime Jean. Elle reconnait à travers les gestes de Jean, sa maladresse, sa brutalité, elle reconnait ce qui obscurément la retient elle aussi hors du monde. Frappée jusqu’alors du désespoir, du désespoir d’une vie non vécue, cette rencontre la redonne à la lumière. C’est un conte. L’amour est ce qui nous sauve, fut-il perdu, d’emblée, perdu.

Un long métrage d’une beauté renversante. Comme elle & lui.

Remerciements à Dew pour le Player.

Le 26 mars 2006, rangé dans Playtime

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