Tu doubles un bus par la droite, et soudain…

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Tous les jours lors de mon trajet en vélo jusqu’au bureau, de Montmartre à Bonne Nouvelle, ça descend sur plusieurs kilomètres. Un bon ride que je me délecte de dévaler le plus vite possible, à bord de mon fidèle tornado.

Serrant à droite, il m’arrive de doubler des bus, le plus souvent à l’arrêt. J’entre alors dans un cocon : plus de vent, presque plus de bruit, une marge de manœuvre réduite, l’impression que la caméra passe au ralenti, et un bout du tunnel incertain. Ce calme, ce vide, est une rupture nette avec tout ce qui précède, agitation et vitesse. C’est si troublant qu’à chaque fois, je pense à ce moment de calme, de vide, que nous finirons tous par connaître.

Je ne me souviens pas d’avoir ressenti cela un jour, si concrètement. Peut être que les récents pépins de santé de proches, rendent cette issue plus perceptible. En attendant, on va surtout s’efforcer de faire le plus de bruit possible… :)

Le 4 novembre 2008, rangé dans Vrac

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